les mutations de la société
Les évolutions de l'environnement économique et social de l'animation et du développement.
Comprendre les orientations actuelles de l'animation et du développement social suppose que soient identifiés au préalable les principaux facteurs d'évolution sociale, passés et actuels, qu'ils doivent prendre en compte.
Au-delà de la seule notion de crise économique, qui a souvent été utilisé comme un moyen commode pour ne pas prendre ses responsabilité par une grande partie de la classe politique, le contexte contemporain peut être appréhendé en terme de changements et de mutations.
Ainsi, les facteurs d'environnement qui influent sur l'animation sociale se référent à différents champs : économique, démographique, socio-culturel, politique ... dans lesquels sont repérables un certain nombre de caractéristiques. Seules sont exposées ici celles qui affectent plus particulièrement nos pratiques.
1 - L'impact de l'évolution économique
La modernisation de l'appareil productif, la réorganisation de l'agriculture, l'industrialisation accélérée dans les années 50 et 60, la tertiairisation, l'accélération de la mobilité dans l'emploi et l'apparition des technologies nouvelles sont quelques uns des facteurs qui expliquent l'extension du salariat avec ses conséquences sur les conditions et modes de vie. Six millions et demi en 1955, 2,5 millions en 1996, le déclin des non-salariés est net. La croissance du produit intérieur brut (PIB) de la France a beau s'être sensiblement ralentie depuis la fin des Trente Glorieuses, elle n'en est pas moins substantielle, quasiment une multiplication par deux depuis le début des années 70.
Cependant, les transformations économiques se sont accélérées et le chômage s'est accru avec des répercussions diversifiées selon les régions. Pour certaines, ayant bénéficié d'une forte expansion, l'effet de ces mutations a été ressenti plus récemment que dans d'autres contextes locaux plus vulnérables. Ont été particulièrement touchés, les départements ou bassins d'empois dont l'activité s'est développée pour l'essentiel, à partir d'une main d'œuvre peu qualifiée ou restée dans des créneaux de productions spécialisés et fortement dépendants (sous-traitance), le Nord-Pas-de-Calais est l'une des régions les plus concernée par ces évolutions.
La disparition de certaines activités, ou la modernisation de l'appareil de production, ont conduit - conduisent certaines personnes en âge de travailler vers "le sous-emploi", le chômage et l'assistanat social (chômage partiel, licenciement économiques, adultes en fin de droits, jeunes en quête d'un premier emploi ...) L'emploi dans ces conditions s'est retrouvé depuis les années 80 au cœur des missions confiées aux animateurs, non sans quelques effets pervers.
Le revenu disponible par habitant, après avoir connu une augmentation régulière depuis 1958, a stagné, voire décliné depuis 1980, si non pour la majorité de la population, au moins pour une partie significative de celle-ci. Cette baisse du pouvoir d'achat, différenciée selon les groupes, est loin , en effet, de toucher toute les catégories socio-professionnelles, mais notre société, après l'abandon du projet de lutte contre les inégalités, qui fondait toute les politiques sociales depuis la libération, a intégré les inégalités, dans le cadre d'une politique inspirée par le libéralisme, comme une donnée économique et sociale incontournable, facteur de motivation et donc de progrès social. L'animateur social s'est trouvé donc très directement confronté à cette monté des inégalités et à l'augmentation de la précarisation de couches sociales de plus en plus nombreuses et de plus en plus diffuses, avec pour mandat de gérer le mieux possible cette situation d'exclusion sociale.
Elle se caractérise par :
Au-delà de la seule notion de crise économique, qui a souvent été utilisé comme un moyen commode pour ne pas prendre ses responsabilité par une grande partie de la classe politique, le contexte contemporain peut être appréhendé en terme de changements et de mutations.
Ainsi, les facteurs d'environnement qui influent sur l'animation sociale se référent à différents champs : économique, démographique, socio-culturel, politique ... dans lesquels sont repérables un certain nombre de caractéristiques. Seules sont exposées ici celles qui affectent plus particulièrement nos pratiques.
1 - L'impact de l'évolution économique
La modernisation de l'appareil productif, la réorganisation de l'agriculture, l'industrialisation accélérée dans les années 50 et 60, la tertiairisation, l'accélération de la mobilité dans l'emploi et l'apparition des technologies nouvelles sont quelques uns des facteurs qui expliquent l'extension du salariat avec ses conséquences sur les conditions et modes de vie. Six millions et demi en 1955, 2,5 millions en 1996, le déclin des non-salariés est net. La croissance du produit intérieur brut (PIB) de la France a beau s'être sensiblement ralentie depuis la fin des Trente Glorieuses, elle n'en est pas moins substantielle, quasiment une multiplication par deux depuis le début des années 70.
Cependant, les transformations économiques se sont accélérées et le chômage s'est accru avec des répercussions diversifiées selon les régions. Pour certaines, ayant bénéficié d'une forte expansion, l'effet de ces mutations a été ressenti plus récemment que dans d'autres contextes locaux plus vulnérables. Ont été particulièrement touchés, les départements ou bassins d'empois dont l'activité s'est développée pour l'essentiel, à partir d'une main d'œuvre peu qualifiée ou restée dans des créneaux de productions spécialisés et fortement dépendants (sous-traitance), le Nord-Pas-de-Calais est l'une des régions les plus concernée par ces évolutions.
La disparition de certaines activités, ou la modernisation de l'appareil de production, ont conduit - conduisent certaines personnes en âge de travailler vers "le sous-emploi", le chômage et l'assistanat social (chômage partiel, licenciement économiques, adultes en fin de droits, jeunes en quête d'un premier emploi ...) L'emploi dans ces conditions s'est retrouvé depuis les années 80 au cœur des missions confiées aux animateurs, non sans quelques effets pervers.
Le revenu disponible par habitant, après avoir connu une augmentation régulière depuis 1958, a stagné, voire décliné depuis 1980, si non pour la majorité de la population, au moins pour une partie significative de celle-ci. Cette baisse du pouvoir d'achat, différenciée selon les groupes, est loin , en effet, de toucher toute les catégories socio-professionnelles, mais notre société, après l'abandon du projet de lutte contre les inégalités, qui fondait toute les politiques sociales depuis la libération, a intégré les inégalités, dans le cadre d'une politique inspirée par le libéralisme, comme une donnée économique et sociale incontournable, facteur de motivation et donc de progrès social. L'animateur social s'est trouvé donc très directement confronté à cette monté des inégalités et à l'augmentation de la précarisation de couches sociales de plus en plus nombreuses et de plus en plus diffuses, avec pour mandat de gérer le mieux possible cette situation d'exclusion sociale.
Elle se caractérise par :
- l'altération des moyens d'existence due à des handicaps économiques (perte d'emploi);
- des ruptures successives dans leurs différents domaines de l'existence quotidienne (droits sociaux, scolarisation, habitat, santé, etc.).
- des ruptures successives dans leurs différents domaines de l'existence quotidienne (droits sociaux, scolarisation, habitat, santé, etc.).
Ces formes nouvelles de paupérisations collectives mettent en évidence un ensemble de besoins élémentaires non satisfaits ou non compensés en cas de difficultés, et provoquent ou s'accompagnent de phénomènes sociaux de marginalisation, de délinquance, etc.
Les difficultés économiques se répercutent sur les conditions d'habitat et l'organisation de la vie quotidienne de certaines populations. Des familles fragilisées ne peuvent accéder au logement social ou son reléguées dans des sous-catégories d'habitats difficiles d'accès et excentrées des pôles d'activités.
Outre les familles à handicaps multiples dont l'endettement est permanent, le nombre de celles qui ne peuvent plus assumer leurs frais de logement augmente : impayés de loyer, impossibilité de rembourser les prêts d'accession à la propriété.
De ce fait, aux populations pauvres caractérisées par des difficultés cumulées, se joint une catégorie intermédiaire "ni trop pauvre, ni assez riche", qui fait pression sur les dispositifs d'assistance et sur les acteurs sociaux, faute de dispositifs plus généraux adaptés à leurs demandes, malgré la mise en place du RMI.
2 - L'évolution des structures et des comportements familiaux
Contrairement à ce qu'on pense, la famille d'aujourd'hui, aux formes soi-disant immuables, dont l'origine remonterait à la nuit des temps et dont la simple évolution constituerait un sacrilège, est née au XIXe siècle des contraintes du capitalisme en plein essor. C'est le point de vue en tous cas des historiens - et non des moindres - comme Philippe Ariès, non spécialement fiché à gauche. Sous l'Ancien Régime, la famille constitue surtout une cellule économique, où la vie privée et affective compte peu. En revanche tout au long du XIXe siècle, c'est une obsession des politiques : pour fixer l'ouvrier, ce dangereux électron libre, et l'obliger à céder sa force de travail à un système capitaliste qui a besoin de bras, il faut lui créer des liens, l'attacher à un lieu où, à la fois, il se sente bien et soit isolé, calqué sur le modèle nucléaire de la famille bourgeoise qui s'est épanouie à partir de la Révolution. la garantie de la stabilité du travailleur est à ce prix. Ainsi lui ôtera-t-on son "goût" de l'émeute et de la révolte.
Ce sera tout le travail des sociétés philanthropiques de l'époque, chargée par l'État d'appliquer cette stratégie d'intégration et de pacification sociale. deux "cibles" seront choisies : l'enfant confisqué progressivement par l'institution scolaire, et l'épouse "bonne ménagère" valorisée en tant que "mère", qui fera sortir l'homme du cabaret pour en faire un "honnête" travailleur.
C'est ce travail sur la famille qui a donné naissance à une grande partie de nos institutions, les centres sociaux, par exemple, et aux professions du travail social, assistantes sociales, conseillères en économie sociale et familiale, etc.
Actuellement, les structures familiales se sont transformées au point de substituer de plus en plus, à la forme dominante de la famille nucléaire avec enfant, une pluralité de modèles. cette évolution correspond à une diversification des comportements individuels et à l'alternance, dans un même cycle de vie, de situation de couples, mariés ou non, avec ou sans enfants .
Ainsi, croît le nombre de famille monoparentales et se développe, surtout parmi les jeunes, la cohabitation hors mariage, ce phénomène ayant par ailleurs tendance à se développer dans toutes les tranches d'âges.
La moyenne du nombre des enfants par foyer est en régression. La descendance finale se situe en dessous de deux enfants par femme et on assiste à une forte diminution des familles nombreuses. La taille des familles varie selon le milieu social et l'exercice ou non d'une activité professionnelle féminine : le nombre élevé d'enfants est observé parmi les familles populaires et les femmes au foyer ont en moyenne un enfant de plus que celles qui travaillent. L'intérêt apporté aux enfants ne cesse cependant d'être réaffirmé et reconnu : la qualité des relations familiales et l'environnement est recherchée, en vue de leur épanouissement.
Les aspirations féminines à exercer un rôle professionnel et social se sont traduites, durant les deux dernières décennies, par le développement de l'activité salariée.
Cependant, la proportion de femmes occupant un emploi à temps complet s'accroît plus modérément que celle correspondant au travail à temps partiel. Et les discriminations liées au sexe traversent toujours notre société, y compris le monde du travail (et même le monde de l'animation, du social et du développement)
Ce phénomène de l'activité professionnelle féminine est considéré comme irréversible, quelles que soient les velléités de certains de nos responsables politiques de freiner ou renverser ce processus. Il n'a pas pour autant amoindri le rôle prioritaire attribué aux femmes dans la prise en charge des responsabilités familiales et domestiques.
Dans ce contexte, la famille, qui a bien souvent été ignorée, dénigrée comme dépassée, est de nouveau considérée comme un des piliers fondamentaux de la société, pour figurer parfois au ban des accusés.
On n'a jamais tant misé sur la famille, tout en déplorant, qu'au moins dans les milieux dit "défavorisés" elle n'assure plus son rôle de transmission des valeurs, de socialisation et de contrôle social de proximité. D'où un regain d'intérêt pour (re) donner une place à la famille dans les différents dispositifs d'intervention sociale (retour au XIXe siècle ou redéfinition de la place de la famille dans une société qui a beaucoup changée).
Les animateurs se trouvent donc confronté à l'évolution des structures et comportements familiaux et à leurs conséquences et à une demande institutionnelle d'implication des parents.
C'est le cas notamment des demandes d'accueil de jeunes enfants, d'occupations des enfants et des jeunes durant leurs temps libres, de l'aide à apporter aux familles pour exercer leurs responsabilités éducatives, les difficultés d'accès au marché de l'emploi des jeunes et des parents isolés sans qualifications, de la prévention de la délinquance , domaine où les familles sont fortement soupçonnées de ne pas assumer entièrement leurs responsabilités.
3 - L'évolution des facteurs socioculturels
Au-delà de la transformation des structures familiales, des changements se rapportent aussi à la formation initiale, au développement du temps libre, aux conditions d'habitat ... Ils ont modifiés et modifient encore les modes de vie quotidienne.
La diminution du temps passé au travail, au cours d'un cycle d'existence, et l'allongement de la durée de la vie augmente l'importance du "temps libre".
Les activités de loisirs et de vacances se développent et les départs en vacances s'accroissent. Cependant, leur accès demeure inégal Alors que s'étend la variété des activités de loisirs, les couches sociales défavorisées y accèdent difficilement.
Elles n'ont souvent de possibilités de détente que celles offertes par l'évolution des médiats et notamment la télévision. Pour mesurer l'importance de ce phénomène, il suffit d'observer qu'il tend à détrôner le travail comme principale activité éveillée : en 1997, la société française a consacré autant d'heures à la télévision qu'au travail. De même, si le taux de départs en vacances de la population ouvrière augmente (environ une famille sur deux en 1997), il demeure inférieur aux autres catégories sociales et fortement pour les séjours d'hiver.
L'extension du "temps libre" ne se traduit pas toujours en "temps libéré". Elle ne pallie pas les contraintes de la vie quotidienne. Ainsi, la séparation dans l'espace , urbain notamment, de différentes fonctions sociales correspondant aux lieux d'habitat, de services, de travail, s'accentue parallèlement au développement des transports et des moyens de communication.
De même le chômage, qui laisse de nombreux jeunes sans aucune activité et disponible pour n'importe quelle aventure, ne se traduit pas réellement par du "temps libre" mais par un temps que l'on peut qualifier de "vide". Une nouvelle réalité s'est imposée : les réseaux relationnels sont de moins en moins liés à la seule appartenance à une même unité de voisinage. C'est à d'autres échelles plus vastes et par d'autres supports technologiques que se structurent les espaces sociaux.
Cependant, les modes de gestion de l'espace et le marché du logement ont favorisé des phénomènes de "concentration sociale". Des regroupements de ménages proches par les revenus et les habitudes culturelles s'opèrent selon les lieux d'habitat.
Les inégalités sociales se sont projetées dans l'espace et les familles défavorisées sont encore bien souvent "reléguées" dans des types d'habitats dégradés, éloignés des pôles d'activités et souvent sous équipés en services collectifs, malgré les interventions menées dans le cadre de la politique de la ville depuis les années 80.
Les conditions de vie quotidienne et les réseaux relationnels, facteurs d'insertion sociale, en sont parfois profondément affectés.
La qualité de l'instruction et l'accès des jeunes à une qualification professionnelle constituent des facteurs déterminants d'insertion. Facteurs de socialisation et de progrès social, ils sont une préoccupation de notre temps. Le niveau scolaire et l'allongement de la durée d'études est en croissance continue en France comme dans les autres pays d'Europe et la France plutôt en queue de peloton dans la première moitié du siècle, est actuellement en position médiane. L'âge moyen de fin d'étude en France est passé de 11 ans au début du siècle à plus de 20 ans aujourd'hui mais avec des bonds successifs, les diverses générations ayant donc des niveaux différents. Pour les générations nées entre 1900 et 1935, l'âge médian est de 14 ans. Pour celle nées dans les années 40, il est de 17 ans. Pour les génération nés à la fin des années 70, l'âge moyen est passé à plus de 21 ans.
Si le niveau général d'instruction a donc tendu à s'accroître fortement ces dernières années, les différences subsistent toutefois dans ce domaine. les enfants des couches sociales défavorisées, ou issus des familles exerçant un métier manuel, accèdent moins aux enseignements secondaires et supérieurs.
L'accès aux Grandes Écoles, préparation des futurs élites au pouvoir, est particulièrement inégalitaire.
En outre, les taux d'échecs scolaires restent élevés : plus d'un élève sur deux quitte le cycle court sans diplôme, trois cesse ses études dans le cycle long avant d'obtenir le baccalauréat et un tiers des étudiants ne franchissent pas le cap de la première année d'université. Pourtant, même si les études ne protègent plus du chômage et ne permettent plus d'accéder automatiquement à un emploi privilégié, l'insertion sociale et économique dépend beaucoup de celle qui s'effectue dans le milieu scolaire et l'acquisition d'une formation professionnelle.
La réussite scolaire est également liée aux valeurs, habitudes culturelles et modes de vie transmis par la famille et le milieu social d'origine et l'école a encore beaucoup de mal à compenser les handicaps de départ.
Cette élévation du niveau général se traduit pas une exclusion encore plus forte pour les jeunes qui n'ont pas réussis dans leurs études et se trouvent en concurrence dans la lutte pour des emplois qui antérieurement étaient accessible à des personnes de faible niveau scolaire avec des personnes que l'on aurait considérés comme sur-diplômés pour le poste à pourvoir.
En raison des flux antérieurs d'immigration, la France est devenue un pays pluri-ethnique où diverses cultures coexistent.
Un phénomène comme celui de la "deuxième génération" des jeunes immigrés s'est traduit pour eux par des problèmes d'identité personnelle et sociale et des difficultés d'insertion culturelle.
Les mécanismes de différenciation et de rejet exacerbés en période de tension économique nécessitent, dans les lieux de vie et d'habitat, la recherche de nouveaux modes de régulation des rapports de cohabitation.
Les transformations culturelles et l'évolution des mœurs ont entraînées une modification des législation sociales : filiation, autorité parentale, égalité des sexes, contraception, interruption volontaire de grossesse .
Une adaptation des système de prévoyance et de protection sociale s'est opéré avec la prise en compte des situations nouvelles (allocation parents isolés ...).
Cependant, ces mesures ont souvent été prises avec un différé dans le temps. Il en est résulté une marginalisation plus ou moins grande de certaines catégories de populations (jeunes sans emploi, chômage de longue durée ...) et des ruptures successives dans les différents domaines de la vie quotidienne (droits sociaux, scolarisation, habitat, santé, etc.) auxquelles sont confrontés les acteurs sociaux., et qui parfois sont difficilement surmontables, car profondément intériorisées par les individus concernés.
4 - Les facteurs politiques et institutionnels
Les acteurs sociaux ont été directement concernés par deux processus qui ont modifiés profondément leurs pratiques et leurs moyens d'intervention :
- la mondialisation des lieux de décision au niveau des grandes orientations des politiques économiques et sociales et en ce qui nous concerne plus particulièrement, l'accélération de la construction européenne et son cortège de mesures qui directement ou indirectement viennent changer les règles du jeu politique et social et les modalités d'interventions de l'État qui pour la première fois dans notre histoire est soumis à une '"'tutelle extérieure'"' et a abandonné une partie de ces compétences au profit d'autres institutions;
- la décentralisation, qui par une nouvelle répartition des compétences entre l'État et les Collectivités Locales, à transféré, dans le domaine économique et social un certains nombre de responsabilités et de moyens : aide sociale et organisation de l'action sociale départementale aux Conseils généraux, plan, formation professionnelle aux Régions, etc.
Les politiques tranversales : cette réforme s'est traduite par une transformation des rapports entre l'État et les Collectivités, mais aussi des relations entre les acteurs politiques et les administrations qui mettent en œuvre leurs politiques et les autres acteurs sociaux, sécurité sociale, associations, entreprises, populations.
On a vu ainsi se multiplier, à l'initiative de l'État souvent, des programmes d'action interministériels, de politiques globales, transversales, faisant appel à la participation de l'ensembles des acteurs sociaux, non seulement à un niveau national, mais à tous les niveaux de la société française : quartier, communal, intercommunal, départemental, régional, national et même européen.
Publicité