Participation suite 2

Publié le par Daniel Auvertin

En lien avec les articles précédents sur la participation 1 - 2 , il faut souligner du point de vue d'un décideur les limites de cette démarche:

"La participation est, bien souvent, un cas particulier de la délégation dans lequel le subordonné acquiert un plus grand contrôle, une plus grande liberté de choix, en rapport avec ses propres responsabilités."

(Douglas MacGregor)

Dans le cas d'une population concernée par une démarche, cela induit que :

Inviter à la participation dans la résolution d?un problème, dans le travail d?un comité, dans l?étude d?une situation, dans la formulation d?objectifs, n?implique pas de facto la délégation de la décision.

Il est essentiel que celui qui invite à une participation précise le mode de prise de décision qu?il souhaite. Suivant le cas, il faut qu?il y ait entente quant aux mécanismes de prise de décision dès le début de la participation. S?agira-t-il d?une décision prise par unanimité, par consensus, par majorité démocratique, par minorité ( préciser qui sera la minorité) ?

Le manque de précision du mode de prise de décision est la plus grande source de frustration dans la participation. C?est aussi, hélas !, un moyen de manipulation fort fréquent. Laisser croire à des gens qu?ils vont décider d?une chose, alors qu?on les invite à faire valoir leurs points de vue et que l?on se réserve le droit de décider, amène une méfiance justifiée envers les gestionnaires et un refus de participer.

La participation, c?est l? « action de prendre part à », cette action n?implique pas nécessairement un transfert de responsabilité et d?autorité. S?il est indispensable de préciser d?abord à quoi les participants vont « prendre part », il est essentiel et crucial d?expliciter  ensuite le mécanisme de prise de décision.



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Publié dans Participation

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