La diversité des solutions

Publié le par Daniel Auvertin



Lorsque l’on travaille en terme de problème, il est important de préciser, en particulier au niveau des populations concernées, si l’on traite les problèmes que rencontre ces populations ou les problèmes qu’elles sont censées causer aux autres.

Les limites de ce type de démarche sont avant tout que les réponses apportées sont nécessairement orientées en terme de lutte “contre”. Ce qui est souvent nécessaire à court terme, mais qui, à long terme, risque d’être très frustrant et peu efficace

Il n’y a pas cependant de “problème social” qui n'admette qu'une solution.

Si l’on considère les solutions comme les manœuvres que l'on peut pratiquer sur des variables contrôlables dans des délais et avec des moyens identifiables.

Il en existe en effet une grande diversité, soit parce que :

  • - la situation-problème est complexe et comprend de nombreuses variables,
  • - se découpe en problèmes partiels,

soit parce que :

  • - chaque aspect du problème peut être résolu de plusieurs manières,
  • - dans des délais différents,
  • - en utilisant des moyens divers,
  • - avec des résultats différents, bien sûr, en terme d’efficacité ou l’efficience, mais avec un degré de satisfaction suffisant pour le commanditaire.

En dehors de la politique de l’autruche qui consiste à l’ignorer ou  à attendre qu’elle se résolve d’elle même, toute situation sociale posée comme problème admet au  minimum quatre types de solutions :

• des solutions répressives consistant à empêcher de nuire les individus ou les groupes considérés comme à l’origine du problème,

• des solutions palliatives, qui neutralisent les symptômes, sans rien changer au fond de la question,

• des solutions curatives, qui s'attaquent aux « causes » de la situation,

• des solutions préventives qui, sans nécessairement résoudre la situation actuelle, empêchent qu'elle ne se renouvelle.

Bien souvent ces quatre types de solutions sont en filigrane dans un même projet d’intervention global de quartier, même si toutes ne sont pas mise en avant de manière aussi explicite, pour des raisons évidentes de communication, il y a des choses que l’on fait mais que l’on ne dit pas , quoique, les tabous et les limites ont bien souvent été franchies dans ce domaine ces derniers temps, en particulier en matière de répression.

Aucun de ces quatre genres de solutions n'est, dans l'absolu, préférable à l'autre . Tout dépend de la situation concrète et bien sûr du système de valeur des acteurs en présence.

Le développement, tel que nous le concevons et sans angélisme parce-que cela n’a rien d’une recette, suppose lui que l’on sorte de la notion de problème en la dépassant vers le haut, en terme de valeurs, de “pour”, de projet de société pour la quelle nous sommes prêt à nous battre.






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Publié dans Animation

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